Et quelle folie que de vouloir lire a deux, que de vouloir discourir a deux mais surtout que de vouloir s'apostropher l'un l'autre.Plaçons l'apostrophe en liaison directe d'un mot a un autre, d'un consonne a une voyelle,certainement.Mais d'un homme a un autre?Incensé! Démesurément accablant!Deux ,implique le suplément, et qui de toi ou de moi fera le parasite?
Car c'est en parasitant une voix,en envahissant tes utopies qu'elles dépérissent, se vouent a un brouhaha informe et inodible.Languissantes de sens ,envieuses d'autharcie,de solitude amie penseuse.Et toi ou bien moi, enfilant le costume du ravisseur,profanateurs de ce qui nous est propre,inculpateurs de l'essence conscience.Seuls.
L'apostrophe chez l'homme, c'est le couple amoureux.Il est implaquable que l'un de nous deux sera satellisé.Et quelle folie que de vouloir vivre a deux! Tels des hommes dépourvus d'audace, tels des hommes en manque,tel des hommes sans hardiesse,vampirisant l'autre, sacré,et delaissant leur propre splendeur au gouffre béant des ames avares et jamais rassasiées.Quel évènement a bien put éveiller chez l'homme un tel acharnement a se voir apostrophé?Un tel désir de perdre la vue et la voix au nom de l'affirmation du couple? C'est un blasphème quotidien que la condition de nos moeurs.C'est une abération que nos contes, légendes et fables antiques aient posé la ,simplement, telle une évidence,cette convention, que l'homme cherchera de l'adolescence a la mort sa moitié perdue.Et nous présenter cela ,en punition divine, donne alors un sens incroyablement concret et persuasif a notre quète d'apostrophe.
Mais laissons nous porter vers un autre bord et simplifions la chose.L'apostrophe née donc de la superstition:consciente ou inconsciente mais notre condition n'en est pas moins religieuse en tout sens.
Prenons un nouveau né,qui évoluera sensibilisé a une éducation monoparentale ,a une instruction dépourvue de ces conventiosn superstieuses .L'adolescence venue,sera t il inné chez lui de rechercher avec ardeur l'autre pour former l'entier?Il est tout a fait plausible de répondre non.Et cet etre, ne connaissant que l'amitié vrai ,imperméable aux bavures,ne cherchant pas a trouver un accomplissement assurément intouchable auprès d'autrui ,ne sera t il pas le plus heureux?
N'incarnera t il pas l'homme Libre justement? Détaché d'une quète sans fin,délivré des déceptions amoureuses,seul.Lui et le monde.Lui incarnent le véritable "je" ,aillant appris a voir en son ame tout ce dont il a besoin, prenant conscience de la beautée de ses lumières.Nous est il donc impossible d'aimer autrui sans exiger de lui un écorchement a vif,l'attachement éternel, d'étouffantes promesses au nom de quelques figures tragiques?Il est déconcertant de voir tant d'hommes croyant se connaitre,persuadés de leur personne.Et ces hommes la, ces hommes les moins libres,sonnent étranchement faux, .Faute de vrai, faute de langue,je ne suis pas Moi, vous n'etes pas Vous, nous sommes Apostrophe.Du début a la fin, tous des Apostrophes.
Non franchement, je voudrais tant ne plus etre un parmis tant d'hommes qui cherchent a vouloir.
Qui cherchent a comprendre le pourquoi de choses futiles.Et si l'amour ,que nous le définissions de passoné,de dévoué, de prosterné, de simplicité,était simplment applicable au quotidien.Je suis fatiguée de vouloir, vouloir le coller a un beau visage, une jolie figure.Sauvage amour, prend je t'en prie, le visage de l'humanité elle meme.Reprend ta virginité ,efface ce sourire féroce ,avide de conquètes que ces idoles t'ont donné.Amis, ne chérissons plus qu'une seule apostrophe: celle de l'amour lui meme.